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 Seconde Guerre mondiale

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MessageSujet: Seconde Guerre mondiale   Sam 1 Nov - 22:31

La Seconde Guerre mondiale, ou Deuxième Guerre mondiale, est un conflit armé à l'échelle planétaire qui dura du 1er septembre 1939 au 2 septembre 1945. Ce conflit planétaire opposa schématiquement deux camps : les Alliés et l’Axe.

Provoquée par le règlement insatisfaisant de la Première Guerre mondiale et par les ambitions expansionnistes et hégémoniques des trois principales nations de l’Axe (Allemagne nazie, Italie fasciste et Empire du Japon), elle consista en la convergence, à partir du 3 septembre 1939, d’un ensemble de conflits régionaux respectivement amorcés le 18 juillet 1936 en Espagne (la guerre d'Espagne), le 7 juillet 1937 en Chine (la guerre sino-japonaise), et le 1er septembre 1939 en Pologne (campagne de Pologne), puis par l'entrée en guerre officielle de l'ensemble des grandes puissances de l'époque : France, Royaume-Uni et leurs empires dès le 3 septembre 1939, URSS à partir de l'invasion allemande de juin 1941, États-Unis le 7 décembre 1941 dans un conflit impliquant la majorité des nations du monde sur la quasi-totalité des continents. La Seconde Guerre mondiale prit fin sur le théâtre d'opérations européen le 8 mai 1945 par la capitulation sans condition du IIIe Reich, puis s’acheva définitivement sur le théâtre d'opérations Asie-Pacifique le 2 septembre 1945 par la capitulation sans condition de l'Empire du Japon, dernière nation de l’Axe à connaître la défaite.

La Seconde Guerre mondiale constitue le conflit armé le plus vaste que l’humanité ait connu, mobilisant plus de 100 millions de combattants de 61 nations, déployant les hostilités sur quelque 22 millions de km²4, et tuant environ 62 millions de personnes, dont une majorité de civils. N’opposant pas seulement des nations, la Seconde Guerre mondiale fut aussi la plus grande guerre idéologique de l’Histoire, ce qui explique que les forces de collaboration en Europe et en Asie occupées aient pu être solidaires de pays envahisseurs ou ennemis, ou qu’une résistance ait pu exister jusqu’en plein cœur de l’Allemagne nazie en guerre. Guerre totale, elle gomma presque totalement la séparation entre espaces civil et militaire et vit, dans les deux camps, la mobilisation poussée non seulement des ressources matérielles – économiques, humaines et scientifiques – mais aussi morales et politiques, dans un engagement des sociétés tout entières.

La somme des dégâts matériels n’a jamais pu être chiffrée de façon sûre, mais il est certain qu’elle dépasse les destructions cumulées de l’ensemble des conflits connus par le genre humain depuis son apparition. Le traumatisme moral ne fut pas moins considérable, la violence ayant pris des proportions inédites. Elle connut de multiples crimes de guerre, qui ne furent l'apanage d'aucun camp, crimes s'insérant dans une violence militaire et policière d'une intensité et d'une profondeur inégalées. Elle vit également l'émergence à une échelle inconnue jusqu'alors de crimes de masse particulièrement atroces et pour certains sans précédents, tout particulièrement à l'instigation de l'Allemagne nazie et du Japon impérial. Parmi ces crimes figurent la déportation en camps de concentration, camps de travail et camps d'extermination, comportant des chambres à gaz à des fins d’extermination de populations entières (Juifs, Slaves, Tziganes), ou de catégories particulières d’individus (homosexuels, handicapés, etc.) commandées par le régime nazi : l'ampleur des crimes suscita la définition des crimes contre l'humanité et crime de guerre, ainsi que les premiers procès pour génocide. Le régime Shōwa ne fut nullement en reste en Asie avec, à son actif, 10 millions de civils chinois enrôlés de force par la Kōa-in au Mandchoukouo, environ 200 000 « femmes de réconfort » enrôlées en Corée et dans tout l’Extrême-Orient, ainsi que l’annihilation systématique de populations civiles, principalement en Chine et notamment lors du massacre de Nankin. Il faut ajouter les meurtres systématiques de résistants et d'opposants politiques, ainsi que les représailles contre les civils, par les nazis ; les expérimentations sur des êtres humains auxquelles se livrèrent des médecins nazis, tels le SS Josef Mengele et l’unité japonaise 731 ; les bombardements aériens massifs de civils d’abord par l’Axe en Europe (Coventry en Angleterre, Rotterdam aux Pays-Bas) et en Asie (Shanghai, Guangzhou, Chongqing, cette dernière étant la ville la plus bombardée du conflit sino-japonais), puis par les Alliés : Dresde et Hambourg en Allemagne, Tokyo avec du napalm au Japon. Pour la première fois, la bombe atomique fut utilisée contre un pays : deux bombes A larguées sur des cibles civiles par les États-Unis ont explosé à trois jours d’intervalle, à Hiroshima et à Nagasaki, au Japon.

La Seconde Guerre mondiale propulse les États-Unis et l’URSS, principaux vainqueurs, au rang de superpuissances concurrentes appelées à dominer le monde en même temps que de connaître une vive rivalité idéologique et politique, pour près de 45 ans par la suite. Elle scelle le déclin des puissances impériales d’Europe et ouvre le processus de décolonisation qui s’accélère après-guerre en Asie, dans le monde arabe et en Afrique, jusqu'aux années 1960. L'ampleur des destructions et des morts suscite la création d'instances internationales, politiques et économiques, visant à éviter la réapparition des conditions ayant mené à la guerre (Organisation des Nations unies et Fonds monétaire international pour les plus connues). Enfin, ce dernier conflit d'ampleur sur le continent européen marque par sa fin le début en Europe de l'Ouest d’une période de prospérité sans précédent, dans la foulée de la reconstruction, et l'émergence progressive d'un projet d'unification politique pacifique.

Origines du conflit en Europe


Les traités de Versailles, Saint-Germain-en-Laye, Trianon et Neuilly avaient suscité rancœurs, frustrations et désirs de reconquête chez les peuples allemand, autrichien, hongrois et bulgare5.

La crise de 1929 conduit les différents États à adopter des mesures protectionnistes et à se placer en position de rivalité les uns par rapport aux autres. Alors que l’agressivité des démocraties se situe sur le plan économique, les dictatures fascistes vont adopter une stricte autarcie et, naturellement, penser leur défense et leur expansion en termes militaires. Mais partout, des politiques d’armement sont mises en place efficacement pour sortir du marasme économique6.

Ceci pourrait expliquer une guerre dans un contexte où la politique de l’Allemagne aurait été inspirée par les classes dominantes traditionnelles. La guerre en Europe est toutefois directement issue des ambitions expansionnistes du parti nazi – au pouvoir en Allemagne – exprimées dès 1924 par Adolf Hitler dans Mein Kampf. À ces ambitions visant à reconstituer un espace vital pour le peuple germanique se sont greffées les velléités expansionnistes du régime fasciste italien qui tenta tant bien que mal de se constituer un empire colonial en Éthiopie et en Europe du Sud.

Origines du conflit en Asie

Ulcérés par le traitement imposé à l'Empire du Japon par les puissances occidentales lors du traité de Versailles et les traités navals de Washington et de Londres, de nombreux politiciens et militaires japonais, tels Fumimaro Konoe et Sadao Araki, réactualisent la doctrine du hakkō ichi’u (« les huit coins du monde sous un seul toit ») et mettent en place une idéologie fondée sur la suprématie de la race japonaise et son droit à dominer l’Asie. Cette idéologie raciste présente le Japon comme le centre du monde et prend assise sur l’institution impériale et l’empereur, être divin et descendant de la déesse Amaterasu Omikami. Elle donne lieu à une tentative de restauration Shōwa.

Porté par l’influence des factions militaires, le Japon envahit ainsi la Mandchourie en 1931 puis le reste de la Chine en 1937. Le refus du Japon de se retirer de l’Indochine française, envahie en 1941, et de la Chine, à l’exclusion du Mandchoukouo, mène, l'été de la même année, à l’imposition par les États-Unis d’un embargo sur le pétrole. En réaction, Hirohito lance alors la guerre de la Grande Asie orientale (Dai Tô-A sensô) et autorise l’attaque de Pearl Harbor ainsi que l’invasion de l’Asie du Sud-Est.

Belligérants
Il est d’usage d’appeler les signataires du Pacte tripartite et leurs alliés, « Forces de l’Axe », et leurs adversaires, « Alliés ». Il n’est pas forcément possible de classer sans ambiguïté un pays belligérant dans l’un ou l’autre camp, car les alliances se sont modifiées tout au long du conflit. On pourra prendre l'exemple de l'URSS qui signa un traité avec Hitler avant de rejoindre les Alliés.

Membres de l'Axe

La marche à la guerre en Europe a été rythmée de façon constante par les initiatives allemandes. Selon les mots d’Yves Durand : « La responsabilité du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale incombe indubitablement à l’Allemagne hitlérienne7. »

Lorsque l’Allemagne envahit la Pologne, l'Empire du Japon est déjà en guerre contre la Chine depuis 1937, mais les relations entre les deux pays restent distantes, et l’Allemagne ne soutient pas le Japon contre la Chine. L'empire du Japon, enlisé dans une guerre estimée au départ de trois mois, occupe difficilement ce territoire trop vaste. Ses exactions contre les populations civiles (massacre de Nankin) ainsi que son recours aux armes chimiques et aux bactériologiques produites par l’unité 7318 lui valent un surcroît d'hostilité.

Le 27 septembre 1940 a lieu à Berlin la signature du pacte tripartite par lequel le Japon reconnaît la prédominance de l’Allemagne et de l’Italie en Europe et ces deux derniers États, la suprématie du Japon en l'Asie orientale. Cependant, l'objectif principal est d'empêcher les États-Unis de prendre part à la guerre ; les trois pays signent un pacte d’assistance mutuelle. Quant à l’Italie, théoriquement alliée de l’Allemagne depuis 1936, elle n’a déclaré la guerre à la France et au Royaume-Uni que le 10 juin 1940 et attaque le Royaume de Grèce sans consulter les Allemands, le 28 octobre 1940.


Hideki Tōjō, premier ministre de l'Empire du Japon de 1941 à 1944.
L’alliance du Royaume de Hongrie avec l’Allemagne à partir de 1938 lui vaut de réaliser des agrandissements territoriaux aux dépens de la Tchécoslovaquie et de la Roumanie. Cependant, lorsqu’elle adhère au pacte en novembre 1940, elle n’est pas encore belligérante. La Hongrie intervient militairement lors de l'invasion de la Yougoslavie en avril 1941, puis lors de l'attaque contre l'URSS.

Le Royaume de Roumanie adhère au pacte en novembre 1940, après le coup d'état du maréchal pro-nazi Antonescu et l’occupation du pays par les troupes allemandes. En juin 1941, la Roumanie, pour récupérer les territoires que l’URSS lui avait ravis un an plus tôt, participe aux côtés de l’Allemagne à l’attaque contre l’URSS. L’armée roumaine est engagée non seulement dans les opérations militaires, mais aussi dans des exactions : extermination de la moitié des Juifs déportés en Transnistrie et massacre de la population civile d’Odessa.

La Hongrie et la Roumanie ont envoyé plusieurs centaines de milliers d’hommes combattre aux côtés de l’Allemagne en URSS. La Grande-Bretagne et les États-Unis leur ont déclaré la guerre en décembre 1941. Les contingents de volontaires étrangers engagés sur le front russe au nom de l’anti-bolchevisme, comme la division espagnole Azul ou la Légion des volontaires français, ont des effectifs beaucoup plus modestes.

Le régent du Royaume de Yougoslavie signe une alliance avec l’Allemagne en mars 1941. Il s’ensuit aussitôt un coup d'État militaire anti-allemand : lorsque le nouveau roi imposé par le putsch dénonce l’alliance, l’Allemagne et l’Italie envahissent et démantèlent la Yougoslavie. L’État indépendant de Croatie devient un satellite de l’Allemagne nazie. Autre satellite de l’Allemagne, la Slovaquie, qui a adhéré au pacte tripartite en novembre 1940, déclare la guerre à l’URSS le 23 juin 1941.

Le Royaume de Bulgarie devient officiellement membre du pacte tripartite le 1er mars 1941 et laisse la Wehrmacht traverser son territoire pour envahir la Grèce. La Bulgarie profite de son alliance pour réaliser quelques agrandissements territoriaux. Elle ne participe pas à l’invasion de l’URSS, mais la Grande-Bretagne et les États-Unis lui ont déclaré la guerre en décembre 1941. Elle n’est en guerre contre l’URSS que pendant vingt-quatre heures, les 5 et 6 septembre 1944.

Après avoir été envahie par l’URSS en novembre 1939 lors de la guerre d'Hiver, la Finlande s'allie à l'Allemagne et déclare la guerre à l’URSS le 26 juin 1941, dans le cadre de la guerre de continuation. Cependant, le maréchal Mannerheim borne explicitement ses objectifs à la reprise des terres annexées par les Soviétiques deux ans plus tôt, par le Traité de Moscou.

En détruisant une partie de la flotte des États-Unis à Pearl Harbor le 7 décembre 1941 et en envahissant la Malaisie, possession britannique, le Japon entre résolument dans la guerre contre les États-Unis et la Grande-Bretagne.

Le Japon et l’URSS s'affrontent en 1939, sans déclaration de guerre, en Mongolie (bataille de Halhin Gol). Les Soviétiques ne déclarent toutefois officiellement la guerre au Japon que le 8 août 1945. Le 21 décembre 1941, la Thaïlande signe un pacte défensif avec le Japon et déclare la guerre aux États-Unis et au Royaume-Uni. La chute du gouvernement de Plaek Pibulsonggram en juillet 1944 ne rompt pas officiellement l'alliance, mais la Thaïlande se retire du conflit en évacuant les territoires pris aux Britanniques et des contacts sont pris avec les Alliés.

Le 8 septembre 1943, Badoglio, qui a remplacé Mussolini, rompt l’alliance avec l’Allemagne en signant un armistice avec les Alliés. Hitler envahit aussitôt la péninsule qu’il occupe jusqu’à Naples.

À partir de la fin 1943, la Hongrie envisage un retournement d’alliance. Informé de ces préparatifs, Hitler ordonne l’occupation de la Hongrie le 19 mars 1944, destitue le régent Horthy et offre le pouvoir à Ferenc Szalasi qui reste dans l'Axe.
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Hermann Göring et Adolf Hitler, respectivement ministre de l'Air et chef de l'État de l'Allemagne nazie.

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Benito Mussolini, chef du gouvernement du Royaume d'Italie.


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Hideki Tōjō, premier ministre de l'Empire du Japon de 1941 à 1944.


Adversaires de l'Axe
Comme l’armée tchécoslovaque n’avait pas opposé de résistance lors de l’invasion de la Bohême-Moravie, le 15 mars 1939, on peut considérer que la Pologne est le premier adversaire de l’Allemagne belligérant à partir du 1er septembre 1939 lorsqu’elle résiste à son invasion par l’Allemagne. L’invasion de la Pologne provoque les déclarations de guerre de la Grande-Bretagne et de la France le 3 septembre 1939, à respectivement 13 et 17 heures.

La Grande-Bretagne justifiait sa déclaration de guerre à l'Allemagne par la garantie qu'elle avait donnée à la Pologne le 31 mars 1939. Après la guerre, Alexander Cadogan, qui, lors des évènements, était Sous-secrétaire d'État permanent aux Affaires étrangères de la Grande-Bretagne, déclara au sujet de cette garantie :

« Et ce fut cela, finalement, qui amena Chamberlain à prendre la soudaine et surprenante décision de garantir la Pologne. Certes, notre garantie ne pouvait donner aucune protection à la Pologne en cas d'attaque imminente contre elle. Mais par cette garantie, Chamberlain plantait un poteau indicateur pour lui-même. Il était engagé, et, dans le cas d'une attaque allemande contre la Pologne, les tourments du doute et de l'indécision lui seraient épargnés. On dira peut-être que c'était cruel pour la Pologne. Je ne serais pas d'accord là-dessus, parce que notre situation militaire aurait dû être connue des Polonais et qu'ils auraient dû être assez conscients de l'imminence du péril qui les menaçait. On dira peut-être que c'était cynique. À courtes vues, ce l'était peut-être. Mais cela eut l'effet de nous mettre en guerre… Et finalement, avec nos alliés, nous avons gagné la guerre. Même si, bien sûr, on ne peut pas attendre des malheureux Polonais qu'ils se félicitent des conséquences qu'il y eut pour eux9. »

Avec la Grande-Bretagne, l’Australie et la Nouvelle-Zélande déclarent également la guerre à l’Allemagne. Au fil de la guerre, tous les dominions (Canada, Afrique du Sud, Terre-Neuve) et toutes les colonies (Inde, Nigeria, Kenya, etc.) de l’Empire britannique deviennent tôt ou tard partie prenante du conflit, à l'exception de l’Irlande du Sud qui reste officiellement neutre sous la direction de Éamon de Valera.

En avril 1940, lorsque l’Allemagne envahit le Danemark et la Norvège, la Norvège oppose une résistance armée alors que le Danemark, trop faible militairement, tente plusieurs contre-attaques sans succès puis se place « sous la protection de l'Allemagne », selon les paroles de son roi.

Le 10 mai 1940 la bataille de France démarre par l'invasion par les Allemands du Luxembourg, de la Belgique et des Pays-Bas, jusqu'alors tous neutres.

Les autorités du Luxembourg, qui ne possède pas de véritable armée10, opposent une protestation de forme à leurs envahisseurs11 qui s'emparent du pays dans la journée.

Après cinq jours, les forces militaires hollandaises se rendent et les Pays-Bas sont entièrement occupés par l'Allemagne, tandis que la reine et le gouvernement hollandais s'exilent à Londres. L'Indonésie est gardée sous contrôle par le gouvernement avant d'être perdue face aux Japonais.

Pour les Belges c'est la campagne des dix-huit jours, qui se termine par la reddition de l'armée belge le 28 mai 1940. Le gouvernement se réfugie en France, puis au Royaume-Uni après l'armistice du 22 juin. Avec les forces qui ont pu échapper à l'ennemi, il continue ainsi la guerre au service ou aux côtés des alliés, utilisant notamment sa colonie le Congo belge.
La bataille de France voit la destruction de l'essentiel des armées française en mai et juin 1940, ce qui pousse le gouvernement français à demander l'armistice, qui sera signé le 22 juin. Le 18 juin, depuis Londres, refusant de cesser le combat, le général français de Gaulle lance un appel à le rejoindre pour poursuivre la lutte contre l'Allemagne aux côtés de l'Empire britannique. Par l'armistice, la France s'est retirée de la guerre, entreprenant avec l'Allemagne une collaboration économique forcée qui englobe tout son empire.

Malgré cela, les dirigeants de l’Empire britannique écartent toute perspective de paix avec l'Allemagne. La Grande-Bretagne héberge d'ailleurs un certain nombre de gouvernements en exil ou dissidents qui mettent ce qui reste de leurs forces armées – notamment polonaises, tchèques, yougoslaves, belges, néerlandaises et françaises –, plus ou moins importantes, aux côtés du Royaume-Uni.

Après l’attaque de Pearl Harbor, le 7 décembre 1941, les États-Unis sont entrés en guerre contre le Japon ; et de fait contre l’Allemagne et l’Italie, puisque les deux États déclarent la guerre aux États-Unis le 11 décembre en guise de soutien affiché au régime japonais. Lors de la conférence de Washington, au début de l'année 1942, les États-Unis et le Royaume-Uni décident que l'objectif prioritaire pour remporter la guerre est de vaincre l'Allemagne (« L'Allemagne d'abord »).

La République de Chine, en guerre avec le Japon depuis 1937, se retrouve dès lors dans le camp des puissances alliées. De nombreux pays d’Amérique latine déclareront la guerre à l’Allemagne : notamment, le Brésil en janvier 194212 et le Mexique en mai de la même année.

Après le débarquement allié en Afrique du Nord, en novembre 1942, la majeure partie de l’Empire colonial français se retrouve du côté des Alliés.

En octobre 1943 le gouvernement italien Badoglio déclare la guerre à l’Allemagne, mettant l’armée italienne, grossie de nombreux engagés venus de la résistance, au service des Alliés. D’autres États auparavant membres de l’Axe, tels que la Finlande ou la Roumanie qui, amputées territorialement par l’URSS en 1940, avaient participé à l’attaque allemande contre l’URSS en 1941 pour récupérer les territoires perdus (respectivement Carélie et Bessarabie), rejoignent à leur tour les Alliés lorsque l’Armée Rouge revient sur leurs frontières, la première en décembre 1944 (Guerre de Laponie), la seconde le 23 août 194413 (en outre, la Roumanie avait eu deux divisions engagées du côté allié dès 1941). Dans la nuit du 8 au 9 septembre 1944, la Bulgarie, occupée par l’Armée Rouge depuis trois jours, déclare à son tour la guerre à l’Allemagne. Toutefois, ces ralliements tardifs et contraints ne permettront pas à ces trois pays de participer à la fondation de l’Organisation des Nations unies. À l’ouest, l’effondrement du régime de Vichy en France métropolitaine met toutes les ressources du pays et de nombreux engagés au service de la France libre.

En 1945, les Alliés avertissent tous les États que ceux qui auront déclaré la guerre à l’Allemagne seront admis à la conférence fondatrice de l’ONU. Ce qui entraîne, au printemps 1945, une cascade de nouvelles déclarations de guerre au Troisième Reich, qui pour la plupart resteront fort platoniques : il s’agit de pays sud-américains tels que le Paraguay, l’Équateur, le Pérou, l’Argentine, ou du Moyen-Orient tels que l’Égypte, la Syrie, le Liban, la Turquie (le 6 mai 1945…) et quelques autres. En tout, 52 États se sont trouvés en état de guerre avec l’Allemagne hitlérienne, sans pour autant être admis aux conférences interalliées, réservées aux « trois grands » (États-Unis, Empire britannique, URSS et, après l’été 1944, France), état de guerre auquel aucun traité de paix après 1945 n’est jamais venu mettre juridiquement fin.

Le 9 mai 1945, lendemain de la capitulation allemande, les dernières délégations diplomatiques nazies sont expulsées des États neutres : la Suisse, la république d'Irlande, l’Espagne, le Portugal, l’Afghanistan et le Chili.

URSS

Lorsque l’URSS attaque la Pologne le 17 septembre 1939, conformément au protocole secret du pacte germano-soviétique, elle est, d’un point de vue polonais, dans le même camp que l’Allemagne, sans pour autant être en état de guerre déclarée avec la France et le Royaume-Uni. Lorsque l’URSS attaque la Finlande en novembre 1939, la Finlande se trouve plutôt du côté de la France et du Royaume-Uni. Cette agression vaut par ailleurs à l’URSS de se voir expulsée de la SDN fin 1939. Pendant la durée du pacte, Staline livre ponctuellement et à crédit du pétrole, des matières premières et des céréales permettant au Reich de contourner partiellement le blocus des Alliés. Il lui livre aussi plusieurs dizaines de communistes allemands réfugiés en URSS.

À partir du 22 juin 1941, l’URSS, attaquée par l’Allemagne, se retrouve dans le camp des Alliés. Elle bénéficie du prêt-bail américain en échange des réserves en or de la Banque d'État d’URSS. À défaut de pouvoir ouvrir avant 1944 le second front instamment réclamé par Moscou, les Alliés fournissent à l’URSS une aide importante, qui transite notamment par la dangereuse voie de navigation arctique.

Selon Raymond Cartier et John Keegan, entre octobre 1941 et juin 1942, les États-Unis livrent 1 285 avions, 2 249 chars, 81 287 mitrailleuses, 56 500 téléphones de campagne, 380 000 mille international de fil téléphonique. En 1943, 427 000 des 665 000 camions de l’Armée rouge viennent d’outre-Pacifique. L’Amérique fournit aussi 13 millions de bottes, 5 millions de tonnes de vivres ou encore 2 000 locomotives, 11 000 wagons, 54 000 tonnes de rail. Trois quarts du cuivre soviétique viennent des États-Unis, mais aussi une grande partie du pétrole de haute teneur sans lequel il est impossible de fabriquer du carburant pour avion.

La défaite allemande est impensable sans l’Armée rouge, qui fixe en juin 1944 les deux tiers de la Wehrmacht, en général les troupes les plus jeunes et les mieux équipées.

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MessageSujet: Re: Seconde Guerre mondiale   Sam 1 Nov - 22:41

Succès des Forces de l'Axe (1939-1942)
La majorité des historiens situent le début de la Seconde Guerre mondiale le 3 septembre 1939, lorsque après l'invasion de la Pologne par l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne en vertu d'un traité de février 1921, les liant à la Pologne.

L'historien Eric Hobsbawm, dans son ouvrage L'Âge des extrêmes (1994), souligne cependant que les gouvernements britanniques et français étaient enclins à négocier malgré l'invasion de la Pologne et que c'est sous la pression de leur population qu'ils furent contraints à ne pas reculer

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Front de l'Est (1939-1940

Après une opération de provocation connue sous le nom d'incident de Gleiwitz, les troupes allemandes envahissent la Pologne sur tous les fronts, le 1er septembre 1939, à 4h45 du matin.

Le 17 septembre 1939, en application des clauses secrètes du Pacte germano-soviétique, l'Union soviétique envahit à son tour la Pologne par l'est. Largement surclassée, l'armée polonaise est écrasée avant la fin septembre.

Après le refus de la Finlande d'échanger des territoires propices à la défense de Leningrad contre des terres plus au nord, l'URSS attaque la Finlande le 30 novembre 1939. En dépit de la disproportion des forces, la résistance finlandaise est particulièrement vigoureuse, l'URSS subit de lourdes pertes et la Guerre d'Hiver dure jusqu'au 13 mars 1940. Elle s'achève avec le traité de Moscou du 12 mars 1940, met provisoirement un terme aux hostilités entre les deux pays. L'URSS obtient l'annexion de la Carélie dont l'isthme protège l'accès à Léningrad ainsi que plusieurs îles du golfe de Finlande.

Toujours en application du Pacte germano-soviétique, l'URSS occupe en juin 1940, puis annexe, les pays baltes.

Front de l'Ouest (1940

Sur le front ouest, une fois passée la démonstration sans lendemain de Gamelin dans la Sarre allemande (6-13 septembre 1939), les troupes franco-britanniques, sous commandement français, ne prennent aucune initiative militaire et ne mènent aucune opération offensive pendant plusieurs mois, restant retranchés derrière la ligne Maginot.

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Les troupes britanniques en France en 1940


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Photo illustrant la composition des blindés de la Wehrmacht au moment de la campagne de Pologne : une colonne de panzers I et II, dépassée par un transport SdKfz 251 employé comme véhicule de reconnaissance (en).


Au printemps 1940, les Alliés se préparent à couper l'approvisionnement en fer de l'Allemagne, qui transite de la Suède vers le Reich par la Norvège, mais l'opération tourne au fiasco : c'est l'incident de Narvik. L'Allemagne envahit alors le Danemark et la Norvège le 9 avril 1940. Une majorité du corps expéditionnaire du Royaume-Uni et de la France doit rembarquer précipitamment, ce qui entraîne la chute de Chamberlain et son remplacement par Churchill le 10 mai 1940. Le 27 mai 1940, les Français de Béthouart s'emparent de Narvik, mais ils doivent l'abandonner quelques jours plus tard car, en France même, la victoire allemande est alors pratiquement acquise.

Au printemps 1940, les Alliés se préparent à couper l'approvisionnement en fer de l'Allemagne, qui transite de la Suède vers le Reich par la Norvège, mais l'opération tourne au fiasco : c'est l'incident de Narvik. L'Allemagne envahit alors le Danemark et la Norvège le 9 avril 1940. Une majorité du corps expéditionnaire du Royaume-Uni et de la France doit rembarquer précipitamment, ce qui entraîne la chute de Chamberlain et son remplacement par Churchill le 10 mai 1940. Le 27 mai 1940, les Français de Béthouart s'emparent de Narvik, mais ils doivent l'abandonner quelques jours plus tard car, en France même, la victoire allemande est alors pratiquement acquise.

Contre l'attente des stratèges nazis et des généraux français battus, le Royaume-Uni résiste avec succès à l'aviation allemande, car, malgré la faiblesse de son armée de terre, elle dispose d'une flotte puissante (qui ne semble pas menacée par une mainmise allemande sur la flotte française, grâce aux clauses de l'armistice et après la destruction de quelques-unes de ses unités à Mers El Kebir) et d'une aviation bien organisée. En outre, le premier ministre Churchill, qui a remplacé Chamberlain, parvient à galvaniser le pays. Soumis d'abord à des attaques aériennes sur des cibles stratégiques, le Royaume-Uni fait face de septembre 1940 à mai 1941 à des bombardements terroristes sur ses métropoles : ce « Blitz », qui détruit notamment la City de Londres et la ville de Coventry, ne parvient ni à entamer la résolution britannique ni à compenser les pertes de la Luftwaffe de Göring, vaincue par les pilotes de la Royal Air Force.

Pour tenir seul face à Hitler, le Royaume-Uni dispose de l'aide d'abord économique des États-Unis, puisque ceux-ci, bien qu'officiellement neutres, l'approvisionnent en armes et en ravitaillement. Roosevelt obtient du Congrès en mars 1941, le vote de la « loi Prêt-Bail », qui lui permet d'apporter une aide matérielle illimitée au Royaume-Uni et à ses alliés.

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MessageSujet: Re: Seconde Guerre mondiale   Sam 1 Nov - 22:45

Front d'Afrique du Nord (1940)
En septembre 1940, les forces italiennes avaient attaqué l'Égypte, pays alors sous influence britannique. Mais dès le mois de décembre, les Britanniques, appuyés par les forces du Commonwealth, passent à la contre-attaque, et les Allemands doivent envoyer ce que l'on appellera l'Afrika Korps en renfort pour secourir leurs alliés italiens. En juillet 1942, l'Afrika Korps de Rommel n'est plus qu'à quelques dizaines de kilomètres d'Alexandrie

Front des Balkans (1941)

Hitler, désespérant de prendre le Royaume-Uni et de l'amener à faire la paix, érige une puissante chaîne de fortifications, surnommée « mur de l'Atlantique », sur les côtes de l'Atlantique et de la Manche, et décide d'attaquer l'URSS. Mais l'Italie fasciste vient elle-même d'agresser, à partir de l'Albanie, la Grèce qu'elle croyait sans défense. Or ce sont les forces grecques du dictateur nationaliste Metaxás qui sont victorieuses : après avoir contenu l'attaque des troupes de Mussolini, l'armée grecque et un corps expéditionnaire britannique, australien, néo-zélandais, indien et sud-africain les repousse et envahit à son tour l'Albanie italienne.

C'est alors que, pour prêter main forte aux Italiens, Hitler repousse de plusieurs semaines son opération contre l'URSS et envoie en avril 1941 ses troupes vers la Grèce, à travers la Hongrie sympathisante et après avoir envahi au passage la Yougoslavie. Les nazis battent les armées yougoslave et grecque, ce qui leur permet d'occuper tout le sud de l'Europe. Mais, du même coup, ils viennent de créer un front supplémentaire en Yougoslavie, où les résistances monarchiste de Draža Mihailović (Tchetniks) et communiste de Tito (Partisans), allaient immobiliser de 13 à 20 divisions allemandes jusqu'à la fin de la guerre. De plus, l'invasion de l'URSS est différée, du 15 mai au 22 juin.

Front de l'Est (1941)

Le 22 juin 1941, la Wehrmacht envahit l'URSS dans le cadre de l'Opération Barbarossa. Elle mobilise 3,2 millions de soldats allemands, et 600 000 soldats des états alliés de Hongrie, de Roumanie, de Finlande, de Slovaquie et d'Italie. C'est à ce jour la plus grande offensive militaire de l'histoire26.

Malgré une avance foudroyante et la capture ou le massacre de plusieurs millions de Soviétiques, la Wehrmacht est stoppée en décembre 1941, à une trentaine de kilomètres de Moscou dans un froid glacial et sans équipement adéquat. Pour la seconde fois depuis la campagne de Russie de 1812, les Russes sont sauvés par la rigueur de leur hiver, et aussi par un appel pressant au patriotisme et au sacrifice face à des combats très meurtriers. Les Allemands restent également bloqués devant Léningrad, délibérément soumise par Hitler à un siège de 900 jours, qui fera périr de faim 700 000 habitants.

Dès lors, la campagne de Russie va mobiliser l'essentiel des efforts militaires allemands. Malgré leurs pertes énormes, les Soviétiques ont pu replier leur potentiel industriel dans l'ordre, plus de 10 millions de travailleurs et des milliers d'usines démontées étant réinstallées à l'est de l'Oural. La réintégration de l'URSS dans le camp allié lui permet aussi de recevoir une forte aide américano-britannique en matériel de qualité et en ravitaillement. Staline proclame aussi l'union sacrée et galvanise les énergies, tout en maintenant intacte la terreur contre les soldats défaillants ou les officiers vaincus. Enfin, les Soviétiques ont encore des réserves : la trentaine de divisions qu'ils ont pu rapatrier d'Extrême-Orient, après confirmation en fin septembre 1941 par leur espion établi à Tokyo Richard Sorge que les Japonais, conformément au pacte nippo-soviétique de non-agression signé le 13 avril précédent, n'attaqueront pas l'Union Soviétique mais bien les États-Unis. C'est ainsi que, redéployées par le maréchal Joukov au cours de l'hiver 1941-42, ces troupes sibériennes fraîches contre-attaquent devant Moscou et obligent l'envahisseur allemand à reculer.

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Conquêtes allemandes (bleu) pendant la Seconde Guerre mondiale.


Front d'Afrique de l'Est (1941)

En 1941, les troupes coloniales du Congo Belge battent les Italiens à Asosa, au sud de l'Abyssinie tandis que les troupes anglaises, appuyées par des forces françaises libres battent l'armée italienne et réinstallent le Négus sur son trône à Addis-Abeba.

Front d'Extrême-Orient et du Pacifique (1941)
Désireux de venger l'affront fait par la France au royaume de Siam en 1893 et 1904, la Thaïlande profite de l'invasion de celle-ci par l'Allemagne et se lance en janvier 1941 dans une série d'attaques contre l'Indochine française, déclenchant la guerre franco-thaïlandaise. Aucun camp n'étant en mesure de s'imposer, le litige est tranché par le Japon, présent au nord de l'Indochine depuis septembre 1940 et qui octroie à la Thaïlande une partie du Laos et du Cambodge.

Le 7 décembre 1941, l'Empire du Japon, allié de l'Allemagne depuis 1936 et en guerre depuis 1937 avec la République de Chine, attaque les États-Unis, restés jusque-là en dehors de la guerre. Il détruit par surprise l'essentiel de la flotte américaine du Pacifique à Pearl Harbor. Au même moment a lieu l'invasion de la Malaisie britannique. L'Armée impériale japonaise envahit ensuite le Commonwealth des Philippines et les Indes orientales néerlandaises.
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MessageSujet: Re: Seconde Guerre mondiale   Sam 1 Nov - 22:49

Tournant de 1942

L’attaque de Pearl Harbor provoque l’entrée en guerre des États-Unis, bientôt suivis par le Mexique et par d’autres États latino-américains. Affaiblis par l’attaque japonaise, les États-Unis mettent toute leur puissance industrielle au service de la guerre et sont bientôt en mesure de porter des coups. Au début de juin 1942, la bataille aéronavale des îles Midway coûte quatre porte-avions au Japon, désormais placé sur la défensive dans le Pacifique. Les États-Unis commencent la reconquête de l'océan Pacifique, île par île.

Articles détaillés : Bataille de Midway, Campagne des îles Salomon et Campagne de Nouvelle-Guinée.

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Soldats allemands équipés d'une mitrailleuse MG34 sur le front russe, en 1942.


En Europe, l’Union soviétique supporte presque seule l’effort de guerre contre l’Allemagne nazie. À partir de juin 1942, les Allemands ont relancé leur offensive vers l’est, en direction de la Volga et des pétroles du Caucase. Mais les troupes allemandes restent bloquées devant Stalingrad.

Articles détaillés : Bataille de Stalingrad et Bataille du Caucase.

En Afrique du Nord, les Britanniques ont repris l’initiative à partir de septembre 1942. Ils remportent une victoire décisive à El-Alamein et commencent à repousser l'Afrika Korps vers l’ouest.

Article détaillé : Seconde bataille d'El Alamein.
Staline presse ses alliés d’ouvrir un deuxième front à l’ouest. Après des hésitations, Churchill et Roosevelt se décident pour l’Afrique du Nord. C’est l’opération Torch, qui se traduit par le débarquement des forces alliées au Maroc et en Algérie, le 8 novembre 1942. Le 11 novembre, l’amiral Darlan, à Alger, engage l’Afrique à reprendre le combat aux côtés des Alliés. Il est officiellement désavoué par le maréchal Pétain. Mais les Allemands considèrent que l’armistice de juin 1940 est rompu et envahissent alors le 11 novembre 1942 la zone sud de la France que cet armistice avait prévu non occupée. L’armée française d’Afrique se joint aux armées alliées. En Afrique du Nord, les Allemands sont alors pris en tenaille entre les Britanniques à l’est et les Franco-Américains à l’ouest.

Articles détaillés : Opération Torch et campagne de Tunisie.
Au cours de l’année 1942, l’entrée en guerre des États-Unis avait entraîné une extension à tout l’océan Atlantique de la lutte des sous-marins allemands contre les navires alliés qui assurent l’approvisionnement de la Grande-Bretagne. Les convois alliés subissent de très lourdes pertes tout au long de l’année, mais à partir de la fin de l’année 1942 et plus encore au début de 1943, de nouveaux moyens techniques – décryptage des communications ennemies, radars, sonars – permettent aux Alliés de détruire de plus en plus de sous-marins allemands, et les pertes alliées décroissent inexorablement.

Article détaillé : Bataille de l'Atlantique (1939-1945).

Victoires des Alliés (1943-1944)[modifier | modifier le code]

Dans le Pacifique comme en Europe ou en Afrique, l'aviation alliée est une des clés de la victoire contre les forces de l'Axe.
Au début de l’année 1943, les Allemands subissent sur le front oriental une très lourde défaite à Stalingrad. Après les capitulations du 30 janvier 1943 et du 2 février 1943, les Soviétiques font 91 000 prisonniers, dont le maréchal Paulus, premier militaire allemand de ce rang capturé depuis 1806. Auparavant, le nombre de victimes a été considérable : entre un et deux millions de morts de part et d’autre[réf. nécessaire]. Les Soviétiques tentent alors de libérer l'Ukraine alors que les Allemands et leurs alliés sont à bout de souffle, mais une contre attaque allemande à Kharkov (Ukraine orientale) parvient à stopper l'Armée Rouge. Les Allemands mènent une offensive d'été limitée à Koursk (en Russie, au nord de Kharkov), en compensant leur manque d'infanterie, à la suite de la bataille de Stalingrad, par un fort déploiement de chars avec de nouveaux matériels. Attendus par les Soviétiques qui fortifient la région et amassent de grande quantité de blindés, les Allemands sont de nouveau défaits. Sans attendre, les Soviétiques déploient leurs chars et reprennent leurs offensives pour la libération de l'Ukraine.

Articles détaillés : Bataille de Stalingrad et Bataille de Koursk.
Avec la prise de Tunis, le 7 mai 1943 et la reddition des troupes allemandes et italiennes, les Alliés sont maîtres de toute l’Afrique du Nord. Le 10 juillet 1943, ils débarquent en Sicile et prennent pied sur la péninsule italienne en septembre, le jour même où Badoglio, le successeur de Mussolini, évincé du pouvoir, annonce un armistice qui préfigure un retournement d’alliance. Les Allemands envahissent le territoire de leur ancien partenaire et bloquent de longs mois les troupes alliées de toutes nationalités au Monte-Cassino. Rome ne sera libérée que le 4 juin 1944, la Toscane en août 1944. La plaine du Pô ne sera atteinte qu’en avril 1945.

Articles détaillés : Campagne d'Italie (Seconde Guerre mondiale), Bataille du Monte Cassino et Quatre journées de Naples.
Pour la première fois depuis le début de la guerre, les trois dirigeants alliés, Churchill, Roosevelt et Staline se rencontrent à Téhéran à la fin du mois de novembre 1943 pour esquisser ce que sera le monde de l’après-guerre.

Article détaillé : Conférence de Téhéran.
Sur le front oriental, l’Armée rouge ne cesse de progresser vers l’ouest. Elle entre à Kiev, en Ukraine, en novembre 1943, dégage Leningrad en janvier 1944. Le 22 juin 1944, alors qu'un front à l'ouest a été ouvert en Normandie, elle lance la plus grande offensive de son histoire, l’opération Bagration, qui permet de libérer la Biélorussie en quelques semaines, d'entrer en Prusse-Orientale et en Pologne jusqu'au faubourgs de Varsovie. Pour des raisons militaires, notamment l'épuisement de la dynamique de l'offensive notable en plusieurs points du front et la contre offensive de trois divisions panzer SS27, et politiques, la Résistance polonaise non-communiste aurait pu se prévaloir de la libération de sa capitale, l’Armée rouge se retire et laisse écraser l’insurrection de Varsovie (1er août 1944 - 2 octobre 1944). En août 1944, à l’approche des troupes soviétiques, la Roumanie et la Bulgarie changent de camp. Mais en s’emparant le 19 mars 1944 de la Hongrie alors alliée de l'Allemagne, Hitler empêche le régent Horthy d'allier lui aussi son pays à l'URSS, et les Soviétiques ne s’emparent de Budapest qu'après un très long siège qu’en février 1945, s’ouvrant la route de Vienne. En Yougoslavie, les partisans de Tito libèrent une grande partie du pays et entrent dans Belgrade en septembre 1944 sans l’aide de l’Armée rouge.

Articles détaillés : Opération Bagration, Insurrection de Varsovie, Bataille de Budapest et Campagne de Yougoslavie.

Soldats canadiens à Juno Beach, débarquement de Normandie du 6 juin 1944
Le 6 juin 1944, 4 126 navires alliés réussissent le plus grand débarquement de l’Histoire sur les plages de Normandie, prenant les Allemands par surprise et ouvrant enfin le second front. Malgré l’exploit logistique, l’armée hitlérienne parvient à contenir les Anglo-Saxons en Normandie pendant plus de dix semaines dans une longue bataille d’usure (bataille des Haies, bataille de Caen), jusqu’à ce que la percée d’Avranches (31 juillet 1944) ouvre la voie de la Bretagne et prenne les troupes allemandes à revers en les encerclant dans la poche de Falaise. Paris insurgée est libérée le 25 août 1944. Auparavant, le 15 août, des troupes américaines et françaises avaient débarqué en Provence, sur la côte méditerranéenne.

Articles détaillés : Bataille de Normandie, Débarquement de Provence et Libération de Paris.
La progression se fait alors rapidement et, à la mi-septembre, presque toute la France et la Belgique sont libérées par les armées anglaises et américaines englobant quelques forces françaises, belges et hollandaises. Mais alors que les Alliés espéraient une fin du conflit avant la fin 1944, la résistance allemande va s’intensifier. L’opération aéroportée pour tenter une percée vers l’Allemagne par les Pays-Bas échoue (septembre 1944). La pénurie d’essence et les problèmes logistiques obligent à une bataille sur les abords de l’Escaut (novembre 1944) menée par les Canadiens pour libérer les accès maritimes du port d’Anvers. Dans l'est de la France, les Américains et les Français, d'abord à court de carburant, n'avancent que lentement face à une défense Allemande qui s'est renforcée. La contre-attaque allemande dans les Ardennes (Noël 1944) surprend totalement les Américains mais s'essouffle au bout d'une dizaine de jours. Elle contribue toutefois à retarder le passage du Rhin jusqu’à fin mars 1945.

Articles détaillés : Opération Market Garden, Bataille de l'Escaut et Bataille des Ardennes.

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MessageSujet: Re: Seconde Guerre mondiale   Sam 1 Nov - 22:52

Victoire des Alliés et la capitulation des forces de l'Axe (1945)

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Affiche du 9 mai 1945 du général De Lattre de Tassigny annonçant la victoire (photographiée à Strasbourg en 1979).

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Le Palais du Reichstag détruit après la bataille de Berlin.

Articles détaillés : Bataille de Berlin et Actes de capitulation du Troisième Reich.
Écrasée sous les bombes, assaillie de tous côtés, l’Allemagne nazie voit sa capitale Berlin investie le 30 avril par les Soviétiques. Hitler s’y donne la mort dans son bunker le même jour. Le 7 mai 1945 à Reims au QG du SHAEF, le colonel général Alfred Jodl signe l’acte de reddition inconditionnelle des forces armées allemandes. Pour des questions de prestige, Staline exige cependant une capitulation signée à Berlin par les plus hauts représentants de la Wehrmarcht et des alliés. Un embargo est posé sur l'annonce de la capitulation de Reims28. Dans la nuit du 8 au 9 mai 1945, à Berlin, le maréchal Wilhelm Keitel, l'amiral von Friedeburg et le général Stumpff signent à leur tour la capitulation du Troisième Reich en présence des représentants des Alliés, le maréchal Joukov, le maréchal Tedder, le général de Lattre de Tassigny et le général Spaatz. C’est donc officiellement le 8 mai 1945 que l'Allemagne capitule, ce qui met fin à la guerre en Europe. Il est communément admis que la signature a lieu peu avant minuit (peu après à l'heure de Moscou)29 ; néanmoins, certains[Qui ?] historiens comme Ian Kershaw la situent peu après minuit, antidatée du 8 mai, afin de se conformer à ce qui a été signé à Reims30.

Articles détaillés : Bataille d'Okinawa, Bombardements atomiques d'Hiroshima et Nagasaki et Invasion soviétique de la Mandchourie.
En Asie, si l'Empire du Japon n’a plus l’initiative, il défend pied à pied ses territoires conquis que les Américains prennent au prix de lourdes pertes. Ils s’emparent ainsi d’Iwo Jima et d’Okinawa Hontō, des îles proches de l’archipel japonais permettant aux Alliés des attaques aériennes directes et massives sur le Japon comme les bombardements successifs sur Tokyo. Le 15 août 1945, après le largage, par les États-Unis des deux premières bombes atomiques sur les villes de Hiroshima et de Nagasaki et l’invasion de la Mandchourie et de la Corée par l’URSS, l'empereur Hirohito annonce personnellement la capitulation du Japon. Les actes de capitulation inconditionnelle du Japon sont signés le 2 septembre.

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MessageSujet: Re: Seconde Guerre mondiale   Sam 1 Nov - 23:01

Différents théâtres d’opération

Articles détaillés : Front de l'Ouest (Seconde Guerre mondiale), Front de l'Est (Seconde Guerre mondiale) et Campagne des Balkans.

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L’Europe au 1er septembre 1939

Après s’être assuré de ne pas risquer une guerre avec l’URSS en signant le Pacte germano-soviétique, Hitler lance ses armées sur la Pologne, le 1er septembre 1939, sans déclaration de guerre (voir : incident de Gleiwitz). En application de leur alliance, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l’Allemagne le 3 septembre 1939. En particulier, la France a garanti après 1918 par des traités d’assistance mutuelle l’existence de la plupart des pays nouvellement créés en Europe centrale (avec l’arrière-pensée de créer un cordon sanitaire autour de l’Allemagne ainsi que de la Russie bolchevique)[réf. nécessaire]. Cependant, malgré la pression de Chamberlain, pas plus qu’elle n’a respecté ses engagements envers les précédentes victimes d’Hitler, la France ne respecte ses obligations envers la Pologne : celles-ci prévoyaient que la France attaquerait l’Allemagne 15 jours après le début de la mobilisation générale31. Mais mise à part une brève offensive limitée en Sarre du 6 au 13 septembre, les Français restent l’arme au pied, alors que la Pologne fait seule face à l’agression allemande puis soviétique. Les Allemands utilisent pour la première fois leurs tactiques innovantes, communément appelées « guerre éclair » (Blitzkrieg), qui assurent à la Wehrmacht une victoire rapide, essentielle pour elle puisqu'elle écarte ainsi le risque d'avoir à mener une guerre sur deux fronts. Conformément aux clauses du pacte signé, l’URSS prend sa part de la Pologne en l'attaquant le 17 septembre 1939.

Le 30 novembre 1939, toujours suivant ce pacte, l'URSS attaque la Finlande pour lui prendre la région frontalière de Carélie, près de Leningrad, malgré les protestations des Franco-Britanniques qui menacent d'intervenir. Les Finlandais se battirent cinq mois, puis finissent par céder. À l'été 1940, l'URSS intégrera les États baltes et la Moldavie, sans combats.

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Relève dans un gros ouvrage de la ligne Maginot en 1939.

Après sa première campagne victorieuse, Hitler se tourne vers l’ouest, mais rien ne se passe sur ce front pendant plusieurs mois. Retranchés derrière la ligne Maginot, une partie des soldats Français attendent l’assaut allemand pour l’endiguer. C’est ce que les Français appelleront la Drôle de guerre. Le généralissime Gamelin, s'attendant à une réitération de 1914, où les Allemands étaient passés par la Belgique neutre, une partie de l'armée Française se prépare à s'avancer en Belgique, et éventuellement en Hollande, si les Allemands les attaquaient.

Le 9 avril 1940, l'Allemagne s'empare simultanément du Danemark et de la Norvège afin de sécuriser ses importations de Fer depuis Narvik, au nord de la Norvège, où se concentre la principale réaction Franco-Britannique, qui se termine par le rembarquement de ces derniers le 7 juin 1940 malgré le succès local rencontré.

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Réfugiés français sur la route de l'exode, 19 juin 1940

Enfin, le 10 mai 1940, l’Allemagne, lance l’opération Fall Gelb, une vaste offensive sur les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg, violant la neutralité de ces États. Une partie importante de l'armée Française se déploie alors vers la Belgique et la Hollande, mais elles sont prises à revers par les blindés Allemands qui passent par les Ardennes – la percée de Sedan –, jugés infranchissables par les Français et malgré des batailles de retardement livrés par les Chasseurs ardennais belges aux frontières et dans les forêts. Après une victoire éphémères des blindés français du général Prioux à Gembloux, au sud de Bruxelles, et des reculs successifs des franco-belgo-anglais sur la Meuse et la Dendre, les blindés Allemands atteignent alors la Manche le 20 mai 1940 puis remontent vers le nord, encerclant les Belges et les Franco-Britanniques, dos à la mer.

Les Belges, tournés sur leur gauche par l'effondrement de l'armée hollandaise le 15 mai 1940 et n'ayant plus de réserves après une ultime résistance de quatre jours, lors de la bataille d'arrêt de la Lys, cessent le combat le 28 mai 1940 à cours de munitions et après que les troupes anglaises qui occupaient la droite belge eurent précipitamment fait retraite vers Dunkerque.

En France, le général Gamelin, commandant en chef des armées alliées, est révoqué par le gouvernement français. Sa stratégie consistant à tenter sans cesse de recréer un front continu franco-belgo-anglais, s'est révélée impuissante face au système allemand de guerre éclair dit "blitzkrieg" fait de percées profondes par des chars suivis de troupes motorisées qui désarticulent les armées alliées. Le 19 mai, Gamelin est remplacé par le général Maxime Weygand. Mais, faute de réserves suffisantes, les Franco-Britanniques, qui n'ont jamais pu mener de contre offensive satisfaisante, sont repoussés dans une poche autour de Dunkerque.

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L'opération Dynamo

La Royal Navy et les bateaux de plaisance britanniques parviennent à évacuer les troupes anglaises et une petite partie des forces françaises à Dunkerque (opération Dynamo) en perdant leurs équipements lourds et sans rien préparer pour évacuer ce qui reste de l'armée belge qui, faute de munitions et sans presque plus de territoire à défendre, tombe dans les mains allemandes par la reddition du 28 mai. Il s'agit d'un acte purement militaire conclut sous la contrainte des événements et dans lequel le lâchage de l'aile droite belge par les Anglais joue un rôle déterminant. Ce n'est pas une capitulation comme celle à laquelle les Français vont se résigner en juin, engageant leur gouvernement et tout

l'empire français dans la voie d'une tentative de collaboration avec l'Allemagne. Le roi des Belges Léopold III est prisonnier, mais le gouvernement belge, qui refuse de baisser les bras, se réfugie en France avant, à l'armistice franco-allemand, de gagner l'Angleterre pour y représenter la Belgique à la tête de quelques forces militaires et du Congo Belge avec sa force armée et son potentiel minier et agricole.

Ayant perdu tout le nord de la France, les Franco-Britanniques entreprennent d'établir une ligne de défense le long de la Somme, de l'Aisne, jusqu’à la ligne Maginot. Ayant perdus beaucoup de leurs moyens dans la bataille qui a précédé, les Alliés ne peuvent empêcher une nouvelle percée Allemande début juin. L'armée Allemande se répand alors sur toute la France, prenant Paris le 14 juin 1940. Le président du Conseil Paul Reynaud démissionne et le nouveau gouvernement du maréchal Philippe Pétain choisit de demander l’armistice le 17 juin, contre l'avis de l'allié Britannique. Il est signé le 22 juin 1940 : l’Allemagne occupe la partie nord et ouest de la France.

En France, Pétain instaure un régime autoritaire et collaborateur, désigné sous le nom officiel d'État français, dit plus couramment « régime de Vichy ».

En Belgique, c'est un gouverneur militaire qui exerce le pouvoir en concurrence avec les S.S.. Le Roi Léopold III, considéré prisonnier, n'a plus aucun pouvoir et sera déporté. Mais, quelques ministres et parlementaires sous l'autorité des principaux ministres du gouvernement, MM. Pierlot, Spaak et Gutt se sont réfugiés à Londres après l'effondrement de la France et sont reconnus par toutes les puissances belligérantes comme représentant légalement la Belgique. Le ministre Albert de Vleeschauwer, chargé des finances de la Belgique et du Grand Duché de Luxembourg (unies en vertu de l'accord économique de 1920) est aussi en possession de larges pouvoirs au Congo Belge, avec sa puissance économique et sa force armée. Les Belges exilés et les Belges d'Afrique continuent donc la guerre en allant remporter une victoire sur les Italiens d'Abyssinie, tandis que les militaires qui ont pu atteindre l'Angleterre continuent la guerre dans l'aviation et la marine.

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Occupation de la Grèce en 1941

Voyant les succès de l’Allemagne, Mussolini avait voulu aussi lancer son pays dans les conquêtes. Il avait déjà occupé l’Albanie au début de 1939 et, le 10 juin 1940, il attaque également la France, mais ne progresse que de quelques kilomètres.

N'ayant pu obtenir de paix avec la Grande-Bretagne, Hitler lance une offensive aérienne sur celle-ci, préparant un débarquement. Mais l’Allemagne ne parvient pas à vaincre la Royal Air Force dans la bataille d'Angleterre. Ainsi, elle ne peut obtenir la supériorité aérienne nécessaire pour envahir les îles britanniques. Afin de pousser les Britanniques à la paix, Hitler commence en septembre une campagne de bombardement sur les villes Anglaises (dite le Blitz, l’éclair), principalement sur Londres et intensifie son blocus (dit bataille de l’Atlantique), essentiellement par sous-marins, pour affaiblir le Royaume-Uni. Mais c’est un échec, l’Allemagne ne parvient pas à briser rapidement la résistance britannique, qui réussit grâce à des pilotes de la RAF. Après la Seconde Guerre mondiale Churchill a écrit: « Dans l'histoire des luttes humaines, il n'y avait jamais tant de gens qui étaient tellement obligés à si peu de gens. »32

Le 28 octobre 1940, sans consulter son allié Allemand, Mussolini décide d’attaquer la Grèce. Mais la résistance grecque de l’armée du dictateur Metaxás parvient à arrêter les Italiens et à passer à la contre offensive, avec succès : Les Grecs occupent alors le quart sud de l’Albanie italienne. Pour prêter main forte aux Italiens, Hitler repousse de plusieurs semaines l’opération contre l'URSS, et envoie en avril 1941 ses troupes vers la Grèce, à travers son allié la Hongrie, et la Yougoslavie, envahie car refusant de laisser le passage, et où les Allemands sont aidés par les Oustachis, croates nationalistes d’Ante Pavelić. Les armées yougoslave et grecque sont écrasées en trois semaines, ce qui permet à Hitler d’occuper tout le sud de l’Europe. La Résistance armée sera plus vigoureuse en Yougoslavie que partout ailleurs en Europe : les résistances nationaliste de Draža Mihailović (Tchetniks) et communiste de Tito (Partisans), vont immobiliser de nombreuses troupes depuis la fin de 1942 jusqu’à la fin de la guerre.

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Soldats soviétiques tués dans la poche de Kholm, janvier 1942

Les opérations dans les Balkans auront retardé l’invasion de l’URSS connue sous le nom d’opération Barbarossa. Celle-ci ne commence que le 22 juin 1941. L’Allemagne, en attaquant par surprise l’Union soviétique, s’empare de grandes portions de territoires et capture de nombreux soldats.

Ils le font d’autant plus facilement que Staline a choisi de faire confiance à Hitler, alors qu’il reçoit depuis des mois des informations précises et concordantes de ses agents à l’étranger. « pour des raisons politiques, Staline s’abstient d’utiliser leurs informations. Jusqu’au dernier moment, il s’attend à une réouverture des négociations avec les Allemands… Les généraux soviétiques partagent souvent ce point de vue…33 » De plus, aux premières heures de l’attaque, Staline, dans l’espoir d’arranger les choses avec Hitler, interdit même aux forces soviétiques de traverser la frontière en cas de contre-attaque victorieuse, et initialement celles-ci n’osent pas ouvrir le feu alors qu’elles sont martelées par les bombes allemandes.

Cependant, pour la première fois, une armée ne s’effondre pas devant la Wehrmacht : en dépit de ses lourdes défaites, l’Armée rouge ne cesse dès le premier jour de multiplier les contre-attaques, à la surprise des officiers allemands. L’avance considérable des troupes hitlériennes se révèle en même temps plus lente que prévue, le nombre de divisions et de chars soviétiques nettement supérieurs aux estimations des services secrets. Les Soviétiques déplacent leur base industrielle dans l’Oural, reçoivent l‘aide alliée par les ports arctiques toujours en leurs mains, et produisent dès 1942 plus d’armes que l’Allemagne, tandis que l’Armée rouge oppose une défense héroïque qui, aidée par un hiver éprouvant, leur permet de défendre notamment Moscou et Leningrad.

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Panzer IV en concentration dans les plaines devant le saillant de Koursk, le 21 juin 1943.

Staline a par ailleurs su réveiller le nationalisme russe et organiser l’union sacrée face à l’agresseur : il reçoit le soutien des Églises, met en veilleuse le collectivisme agraire et une partie du contrôle policier sur la société, et substitue les références patriotiques à celles au communisme, dès son discours du 3 juillet 1 941 où il s’adresse habilement à ses « frères et sœurs » soviétiques. Il ne néglige pas non plus de maintenir une réelle terreur contre ses officiers et ses généraux, dont beaucoup sont fusillés pour « incompétence » dans les premiers mois de la guerre, tandis que les millions de prisonniers sont officiellement reniés et considérés comme des traîtres (et leurs familles avec eux), et les soldats défaillants exposés à l’exécution ou à la déportation au Goulag : au front, des équipes spéciales du NKVD se chargent même, en 1941 comme à Stalingrad, de mitrailler les soldats qui refluent vers l’arrière.

Au printemps 1942, l’armée allemande reprend l’offensive en concentrant celle-ci vers les champs de pétrole du Caucase, au sud. À la fin de l’année, la VIe armée, avec plus de 300 000 hommes, est détruite à Stalingrad qui représente un verrou pour le contrôle du Caucase. En 1943, la Wehrmacht reprend l’initiative à la troisième bataille de Kharkov, mais est brisée à la grande bataille de Koursk.

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Paris à la Libération : le 25 août 1944.

En 1943, après le débarquement en Sicile, puis un autre dans la péninsule italienne, les Alliés entament la campagne d’Italie. Mussolini chassé, le pays capitule et se range du côté des Alliés. Néanmoins, l’Allemagne peut tenir une ligne de défense dans les montagnes qui freine cette progression dans la péninsule. Il faut attendre début 1945 pour que les nazis soient complètement repoussés d’Italie.

Les Alliés prennent pied en Normandie avec l’opération Overlord à partir du 6 juin 1944. Les soldats alliés qui débarquent sont principalement américains, britanniques et canadiens. Un autre débarquement est organisé en août (à partir du 15), en Provence avec l’opération Anvil Dragoon, pour libérer le sud de la France et ouvrir un deuxième front en France. L’Allemagne tente une contre-offensive désespérée dans la bataille des Ardennes en décembre, où elle perd ses dernières réserves militaires. Les derniers défenseurs du IIIe Reich seront souvent des civils, des vieillards et des enfants de la Volkssturm, une milice montée par Martin Bormann.

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Soldats allemands jetés dans l'opération Wacht am Rhein, à bord d'un Sonderkraftfahrzeug 250 en décembre 1944. Après la saignée humaine du front de l'Est, le Reich n'a plus que des enfants-soldats pour garnir ses troupes.

Fin mars 1945, les Alliés peuvent enfin franchir le Rhin et occuper de vastes secteurs de l’Ouest et du Sud de l’Allemagne, tandis que, à l’Est, les Soviétiques progressent de façon continue, libérant l’Europe centrale puis atteignant Berlin. Dans les rues de Vienne et Berlin assaillies par l’Armée rouge, des escadrons SS font encore régner la terreur en pendant en public ceux qui refusent de continuer un combat sans espoirs. Hitler se suicide le 30 avril d’une balle dans la tête dans le Führerbunker de la Chancellerie du Reich. Le même jour, les Soviétiques plantent leur drapeau sur le toit du Palais du Reichstag, l’ancien siège du Parlement allemand, dans un Berlin en ruines. La bataille de Berlin continue jusqu’au 2 mai. L’Allemagne capitule sans condition le 8 mai 1945. Le Troisième Reich pour lequel Hitler prédisait une durée d’un millénaire n’aura finalement duré qu’un peu plus de 12 ans.
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MessageSujet: Re: Seconde Guerre mondiale   Sam 1 Nov - 23:04

Théâtres africain et moyen-oriental


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Femmes iraniennes regardant passer un convoi de munitions américaines à destination de l’URSS (1943).


Article détaillé : Campagnes d'Afrique, du Moyen-Orient et de Méditerranée.


L’armée italienne, partant de sa colonie de Libye, attaque les troupes britanniques et du Commonwealth en Égypte, mais est mise en déroute jusqu’à ce que l’Allemagne la renforce. Des combats se succèdent alors, dans le désert d’Afrique du Nord, entre les forces italiennes appuyées par l’Afrika-Korps d’Erwin Rommel et la 8e armée britannique.

En Abyssinie, une armée anglaise venant du nord accompagnée par un contingent français, et, au sud, une force belge venant du Congo Belge prennent les Italiens en tenaille et les battent. Le Negus est réinstallé sur son trône à Addis-Abeba.

Au Moyen-Orient, les Britanniques envahissent en avril 1941 le territoire du Royaume d'Irak, dont le gouvernement nationaliste s'était rapproché de l'Axe. En juin, les autorités vichystes permettant aux Allemands d'utiliser les territoires de la Syrie et du Liban, alors sous mandat français, les Alliés envahissent les deux pays et en prennent le contrôle. En août, le Royaume-Uni et l'Union soviétique réalisent conjointement une invasion de l'État impérial d'Iran afin d'assurer le ravitaillement via le corridor Perse et d'empêcher un basculement pro-allemand du pays.

En mai 1942, Rommel lance une grande offensive vers l’est pour atteindre Suez, et bouscule les forces britanniques, mais il est arrêté 14 jours à Bir Hakeim par la 1re brigade française libre du général Kœnig, ce qui donna le temps aux Britanniques en déroute de se regrouper sur la ligne fortifiée d’El Alamein, que Rommel ne parvient pas à franchir. Puis en octobre 1942, c’est la 8e armée britannique, commandée par Montgomery, qui attaque à son tour les forces de l’Axe et remporte la seconde bataille d’El Alamein. Celle-ci met fin à la présence de l’Axe en Libye, quelques jours après le succès du débarquement allié en Afrique du Nord.

Le 5 mai 1942, a lieu l'opération Ironclad, une invasion amphibie de la colonie française de Madagascar, sur Diégo-Suarez, contrôlée par le gouvernement de Vichy. .
Le 8 novembre 1942, en effet, pour soulager l’Union soviétique qui résiste seule à l’assaut allemand, les forces américaines et britanniques débarquent au Maroc et en Algérie, contrôlés par le gouvernement de Vichy : c’est l’opération Torch. Les troupes françaises de Vichy ripostent et s’opposent aux alliés débarqués jusqu’à ce qu’un accord négocié avec l’amiral Darlan mette fin aux combats34.

Les alliés chassent finalement l’Axe du continent africain, avec l’aide de l’armée d’Afrique retournée et des Forces françaises libres. Depuis l’Afrique du Nord, les Alliés peuvent alors organiser les débarquements en Sicile et en Italie en 1943, et en Provence en 1944.

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