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Verdun

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1default Verdun le Sam 1 Nov - 20:45

Monia

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Verdun est une commune française située dans le département de la Meuse en région Lorraine. Elle fut le théâtre du Traité de Verdun (843) qui fonda l'Europe actuelle. Mise sous tutelle de la France en 1552 avant d'être définitivement annexée en 1648 en vertu du traité de Westphalie, elle fut l'objet de plusieurs sièges, dont un en 1792, et de batailles, notamment la très meurtrière bataille de Verdun lors de la Première Guerre mondiale

Verdun est située en bordure est du Bassin Parisien, dans la région des Côtes de Meuse. La ville est à peu près au centre de son département, la Meuse, et dans le nord-ouest de la région Lorraine.

La ville s'est construite sur un promontoire qui domine une courbe de la Meuse. Le nom officiel de la ville était « Verdun-sur-Meuse » jusqu’en 1970.

Les principales villes voisines, dans l’arrondissement de Verdun, sont Étain, Montmédy et Stenay. Verdun est à 53 km de Bar-le-Duc, 57 km de Commercy, 58 km de Longwy, 81 km de Metz, 122 km de Luxembourg et 100 km de Nancy.
On note la présence de quelques hameaux dans le territoire communal comme celui de Baleycourt, situé à 5 km à l'Ouest du centre ville.

La région de Verdun s'étend sur un plateau de calcaire du Jurassique supérieur légèrement incliné (1 % en moyenne) vers le centre du Bassin parisien situé à l'ouest1. À Dugny-sur-Meuse (et autrefois à Haudainville) près de Verdun sont exploitées des carrières de calcaire pour la fabrication de chaux2.

La Meuse coule du sud vers le nord parallèlement à la côte qui porte son nom, non le long du front de côte mais sur le revers, qu'elle a entaillé. Il est admis que la Moselle était jadis, jusqu'à la dernière glaciation vosgienne, un affluent de la Meuse. Le fort débit, alimenté par la fonte des glaciers vosgiens, creusa une large vallée dans le plateau calcaire et explique que la Meuse coule aujourd'hui dans une vallée encombrée d'alluvions périglaciaires et qui semble trop large pour elle.

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2default Re: Verdun le Sam 1 Nov - 20:48

Monia

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Histoire

L'histoire de Verdun plonge ses racines dans l'âge de la pierre taillée ou paléolithique : la présence humaine dans la région date de 300 000 à 400 000 ans.

À l'époque celtique, cette région de la Gaule est occupée par le puissant peuple des Médiomatrices, dont la « capitale » est Metz, ou Divodurum13 et, au nord, par les Trévires avec Verdun. Un oppidum celte est situé sur l'éperon rocheux dominant la Meuse, correspondant au quartier actuel de la ville-haute de Verdun, autour de la cathédrale. Après l'invasion des Gaules par les Romains, cet oppidum est transformé en castrum.

Une réforme administrative, sous l'empereur Dioclétien, fait de Virodunum le centre administratif de la nouvelle civitas virodunensium. Les limites de cette petite circonscription sont restées à peu près immuables jusqu'à la Révolution française : elles ont en effet servi à délimiter le diocèse et plus tard le comté de Verdun. La ville est évangélisée au ive siècle par saint Saintin ou Sanctinus, premier évêque de la ville14. Il fait construire en dehors et à l'ouest du castrum, sur l'emplacement d'un ancien temple païen, une modeste église, remplacée plus tard, en 952, par l'abbaye Saint-Vanne, à l'emplacement de la citadelle actuelle.

En 450, les Huns d'Attila ravagent Verdun. Clovis, qui cherche à étendre sa domination sur les autres royaumes francs, assiège et prend la ville en 485. À sa mort en 511, l'Austrasie, partie orientale de son royaume où se trouve Verdun, échoit à son fils Thierry Ier.

Elle a ensuite à souffrir des invasions des Normands et des Hongrois : les premiers y arrivent en remontant la Meuse, les seconds viennent d'Alsace par Metz.

Les onze sièges que la ville a subi sont la preuve de l'intérêt attaché à sa possession, et son nom retentit à chaque grande époque de l’histoire.

Haut Moyen Âge

À l’époque carolingienne, Verdun est un important marché aux esclaves où viennent s’approvisionner les marchands occidentaux, juifs et musulmans.

Le traité de Verdun en 843 (juillet aout) est considéré par les historiens comme l’un des plus importants de l’histoire européenne. En effet, il consacre la partition de l’empire de Charlemagne en trois unités distinctes qui donnent naissance à l’ouest à la future France et à l’est à la future Allemagne: la question de la frontière entre France et Allemagne est posée pour onze siècles. Verdun appartient à la Francie médiane, large bande de terre située au centre, qui relie la mer du Nord à la Méditerranée et connaît une rapide décomposition en plusieurs territoires : au traité de Prüm (855), l'empire de Lothaire Ier est divisé entre ses trois fils : Louis II le Jeune reçoit l'Italie, Lothaire II le nord, de la Frise jusqu'aux Vosges (cette région prend plus tard le nom de Lotharingie) et Charles la Provence et la Bourgogne cisjurane. En 922, Verdun est prise par les Magyars qui pillent et saccagent la ville15. En 926, ils reviennent : après avoir ravagé la Saxe, la Franconie et la Souabe, ils passèrent le Rhin et pillèrent l'Est de la France actuelle. Ils incendièrent les villes et les villages du diocèse de Verdun, tuèrent les habitants ou les emmenèrent en esclavage16.

La Lotharingie revient finalement au Saint-Empire romain germanique, sous l’empereur Othon Ier et est divisée en deux duchés, celui de Basse-Lorraine (Belgique actuelle), et celui de Haute-Lorraine (Lorraine actuelle). Pendant un siècle et demi, Verdun fait partie de la Basse-Lorraine qui appartient aux seigneurs de la Maison d’Ardenne. Cette période est très mouvementée : les derniers rois carolingiens français revendiquent la Lorraine. Lothaire, roi de France, vient mettre le siège devant Verdun deux fois dans la même année (984). Il prend la ville, la perd, la reprend mais ne peut empêcher qu’elle retourne bientôt à l’empire germanique.

Un peu plus tard, l’empereur Othon II donne aux évêques de Verdun le titre d’évêques-comtes, en les nommant princes temporels du Saint-Empire. Mais ceux-ci sont amenés à se faire suppléer, pour l’administration civile et la protection de l’évêché, par des comtes voués héréditaires. Les premiers voués appartiennent à la puissante famille d’Ardenne qui possède le comté avant qu’il ne devienne épiscopal, et que les évêques, trop faibles, n’osent évincer. Les comtes et les évêques ne vivent pas toujours en bonne intelligence : ainsi Godefroy le Barbu, l’un de ces seigneurs, prend Verdun et incendie la cathédrale et l’évêché en 1043. Le dernier comte, neveu du précédent, abandonne ses droits en partant pour la Croisade : Godefroy de Bouillon devient roi de Jérusalem.

Bas Moyen Âge

De 936 à 1089, Verdun connaît l’une des plus brillantes périodes de son histoire. Les empereurs, les évêques, les comtes, les moines et les marchands contribuent à son développement. Si les xe et xie siècles sont connus pour être ceux de l’apogée de Verdun, dans la foulée le xiie siècle est celui d’un sommet artistique et d’un grand homme : Nicolas de Verdun, l'un des grands orfèvres du Moyen Âge.

Les évêques de Verdun, à l’époque, viennent tous de l’entourage impérial. D’ailleurs, il est d’usage de parler « d’Église impériale ». Ainsi, par exemple, Haimon fait-il bâtir bien des édifices religieux qui connaîtront une belle notoriété et favoriseront le rayonnement de Verdun. Cet évêque reçoit même au début du xie siècle le droit de nommer le comte de Verdun, ainsi que le droit de frapper monnaie.

Après la dislocation de l’empire carolingien qui fait de Verdun une zone stratégique, les comtes de Verdun sont de « grands seigneurs laïcs inconstants, toujours ambitieux, mais pieux et magnifiques » comme le souligne un éminent historien[réf. nécessaire]. Parmi ceux-ci, citons Godefroy II le Barbu qui combattit Verdun, brûla même dans sa colère la cathédrale, avant de devenir un authentique bienfaiteur et de voir fils et neveu lui succéder.

Les moines aussi signent des épopées verdunoises en matière de réforme religieuse et d’exemple spirituel. Parmi eux, Richard de Saint-Vanne qui maîtrise la Place de Haute Pensée sur une vingtaine d’abbayes pendant près d’un demi-siècle (1005 - 1046) a l’appui des empereurs, des rois de France et des comtes de Flandres. Nous possédons de lui plusieurs manuscrits remarquables.

De nombreux et dynamiques marchands, animateurs permanents d’un commerce international, parcourent l’Europe et font de Verdun un riche marché de tissus, d’armes, d’épices, d’ivoire, de fourrures, et même d’esclaves. Retenons que Verdun, ville libre du Saint-Empire romain germanique, centre religieux et artistique, est un lieu manifeste d’incessante vie économique et stratégique. Verdun au cœur du monde, pourrait-on dire sans craindre d’exagérer. Ponts, fortifications, abbayes, monastères, cathédrale en perpétuelle construction, Verdun s’impose comme une ville toujours en mouvement.[réf. nécessaire]

Le xiie siècle voit éclore le mouvement communal. Les bourgeois de Verdun veulent se soustraire à l’autorité de l’évêque. Ils obtiennent de l’empereur Henri IV une charte d’après laquelle la cité, devenue libre, relève directement de l’empire (1195)17. C'est alors la lutte entre l’évêque et les bourgeois. La bourgeoisie souveraine est formée en trois Lignages héréditaires ayant le monopole des fonctions publiques.

Au xiie siècle, les comtes de Bar prétendent dominer l’évêché de Verdun et en avoir l’avouerie. Vers 1119, Renaud le Borgne, comte de Bar, élève une énorme tour entre la porte Châtel et l’abbaye de Saint-Vanne. De cette tour, ses gens terrorisent la ville et ses abords. Évêque et bourgeois s’unissent contre Renaud. La tour est prise en 1134, puis détruite. L’avouerie est retirée à la Maison de Bar.

Mais, au cours des siècles suivants, les comtes de Bar restent pour Verdun des voisins dangereux, ainsi d’ailleurs que les comtes de Luxembourg. Les seigneurs de ces deux Maisons, tantôt ennemis, tantôt alliés, s’unissent parfois pour opprimer de concert l’évêché de Verdun.

Pour se défendre contre la rapacité de leurs voisins, les évêques qui, jusqu’alors, s’appuyaient surtout sur l’empire, sont amenés à solliciter la protection des rois de France plus rapprochés. Ceux-ci, se rendant compte de la situation importante de Verdun, répondent à cet appel. À partir de 1315, date à laquelle Louis X le Hutin y met la première « Garde Française », l’influence de la France fait des progrès incessants. Charles VII, Charles VIII, Louis XII prennent successivement Verdun sous leur protection. Cette politique préparent son rattachement complet à la France.

Dans sa lutte contre l'Empire, le roi de France Henri II s’appuie sur les princes protestants allemands. Ceux-ci, pour payer l’alliance française, lui permettent d’occuper les Trois-Évêchés: Metz, Toul et Verdun, ce qui se fait sans difficulté.

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