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CIRCUIT DU SOUVENIR 1914/1918

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1default CIRCUIT DU SOUVENIR 1914/1918 le Sam 1 Nov - 18:37

Monia

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Dans la Somme, le circuit du souvenir est un itinéraire reliant Albert et Péronne. Découvrez les principaux sites des Champs de Bataille de la Somme.
Musées, mémoriaux souvent très impressionnants, vestiges des combats, cimetières jalonnent l'Est de la Somme. Les stigmates de la Grande Guerre sont toujours visibles : tranchées, trous de mines, végétation anéantie mais aussi villages complètement rasés.

Péronne/Mont-Saint-Quentin


Carte postale montrant l'Hôtel de ville de Péronne en 1917.
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© Yazid Medmoun. Coll. Historial de la Grande Guerre
Occupée par les Allemands dès août 1914, la ville fut presque entièrement détruite. Centre de grande activité militaire et de logistique, particulièrement pendant la bataille de la Somme, Péronne fut bombardée par l'artillerie française pendant cinq mois, mais resta aux mains des Allemands jusqu'en mars 1917 avant d'être à nouveau occupée à partir de mars 1918. Des impacts de balles


Mont-Saint-Quentin, Monument à la deuxième division australienne érigé en 1925, démonté en 1940.

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Coll. Musée Alfred Danicourt, Péronne.
dans ce qu'il restait de l'église Saint Jean témoignent, encore de nos jours, de la violence des combats. La ville a depuis été entièrement reconstruite mais subit encore des destructions lors de la Seconde Guerre mondiale.

Par dérision, les Allemands avaient laissé après leur retrait sur les ruines de l'Hôtel de Ville un immense panneau de bois avec l'inscription " Nicht ärgern, nur wundern " (ne pas se fâcher, juste s'étonner). Ce panneau est actuellement exposé dans la salle II de l'Historial.

La colline fortifiée de Mont Saint Quentin, position-clé, fut finalement investie par les Australiens le 31 Août 1918, qui libérèrent définitivement la ville. En témoigne l'imposant monument dédié à la 2e division australienne, qui figure un " digger " australien. Le monument précédent, démonté par les Allemands en 1940, représentait un soldat australien terrassant l'aigle allemand.

À la sortie sud de la ville, le petit cimetière britannique de La Chapelette rassemble des tombes australiennes, indiennes et égyptiennes, qui rappellent la participation des anciennes colonies ou ancien Dominion du Commonwealth au conflit. Chaque stèle porte le nom du combattant en anglais et dans sa langue maternelle.





La chapelle de Rancourt

Rancourt.Chapelle du Souvenir Français.

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Ce village, comme tous ceux des environs, fut entièrement détruit pendant la Grande Guerre. Il fut repris en partie par les troupes alliées le 25 septembre 1916. Les troupes se heurtèrent ensuite au bois de Saint Pierre Vaast, repris par les Britanniques en mars 1917, lors du repli allemand sur la ligne Hindenburg, plus au nord.

Rancourt a aujourd’hui le triste privilège de regrouper sur son territoire trois cimetières militaires : français, britannique et allemand.

C’est aussi le haut lieu du souvenir de la participation française à la bataille de la Somme.

La nécropole allemande, parmi les plus importantes, compte 11422 sépultures (tombes individuelles ou ossuaires pour les corps non identifiés).

La nécropole française s’étend sur 28 hectares, entre Bouchavesnes et Rancourt, et compte 8566 sépultures. La chapelle qui jouxte la nécropole française fut le fait non pas d’une décision officielle, mais d’une initiative privée. Elle fut édifiée en 1920 par un comité commémoratif, à la mémoire du lieutenant Jean du Bos et de ses camarades tués au combat le 25 septembre 1916. C’est le Souvenir français qui, depuis 1937, se charge de la gestion du bâtiment et l’animation du mémorial.



Le mémorial et le musée de Longueval  

Longueval, Croix de la Consécration.
Longueval, Musée National Sud-Africain,Croix de la Consécration.

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Le site de Longueval honore avec le bois Delville la mémoire de tous les soldats sud-africains, morts pendant la Première mais aussi la Seconde Guerre mondiale.

Du 15 au 20 juillet 1916, 4000 soldats sud-africains furent pris sous de très violents tirs d'artillerie dans la centaine d'hectares du bois Delville. À l'heure de la relève, seuls 143 sortirent indemnes de leurs tranchées. Le Bois Delville devint, par un terrible jeu de mots, le " Devil Wood " soit le " Bois du Diable ". Il a depuis été replanté et les allées portent les noms de rues des grandes villes britanniques. L'allée centrale est plantée de chênes dont les glands proviennent de la région du Cap.

Le Mémorial, situé au fond d'un parc de chênes est un ensemble simple, constitué d'un mur de silex enserrant un arc de triomphe. Un groupe en bronze évoque Castor et Pollux, les frères ennemis réconciliés, en allusion à la Guerre des Boers.

Longueval
Longueval, Le dernier arbre.

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On peut aussi visiter le musée commémorant la participation de l'Afrique du Sud aux conflits du XXe siècle. Ce bâtiment récent est la réplique exacte d'un fortin de la ville du Cap.

Longueval est également le lieu de mémoire de la Nouvelle-Zélande, en hommage au courage de la division néo-zélandaise le 15 septembre 1916, lors de la prise de Flers.

Ouverture :

du 1er Avril au 11 octobre, tous les jours de 10 h à 17 h 45, sauf lundi et jours fériés.

Du 12 octobre au 31 mars, de 10 h à 15 h 45

Tél. : 33 (0)3 22 85 02 17



Pozières  


Pozières. Monument à la première division australienne.

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Ce lieu de mémoire témoigne de la grande offensive de 1916 dans la Somme, décidée par le commandant en chef français Joffre, et dont l'objectif est de couper les voies de communication allemandes en provenance du Nord-Est.

Les Australiens aux côtés de Britanniques ont pour mission de dégager Pozières et de remonter vers la Ferme du Mouquet puis la colline de Thiepval. Dès le 23 juillet, premier jour de l'attaque, ils s'emparent des tranchées au sud-ouest du village ainsi que d'un important blockhaus haut de 3 mètres et bâti sur deux niveaux enfouis, qu'ils baptiseront " Gibraltar ".

Les Australiens, après s'être emparés de Pozières, épuisés par d'incessantes contre-attaques de l'artillerie furent relevés le 5 septembre par les Canadiens à la Ferme du Mouquet. Quant au village de Pozières, il avait complètement disparu.

A l'entrée de la localité on trouve face à face le Monument aux tanks et les vestiges du " Moulin à vent ", lieu de terribles combats dont l'emplacement est marqué par une pierre d'autel, ainsi que des restes du blockhaus " Gibraltar ". Le 15 septembre 1916 les chars apparurent pour la première fois sur un champs de bataille. Des 32 tanks britanniques Mark I qui se déployèrent sur la ligne Courcelette - Longueval, seuls 9 atteignirent leurs objectifs. Néanmoins cette date marque le début d'une progression britannique plus équilibrée.



Le Mémorial de Thiepval

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Le Mémorial de la Somme, érigé en 1932 par le gouvernement britannique, est dédié aux 75085 disparus britanniques et sud-africains tombés entre juillet 1915 et mars 1918, et qui n'ont pas de tombes connues. Leurs noms sont gravés sur les 16 piliers qui constituent la base de l'édifice en arche, haut de 45 mètres. Il s'agit du plus important monument britannique en France, réalisé par l'architecte Sir Edwin Luytens. Ce mémorial to the Missing reste un véritable lieu de pèlerinage pour les Britanniques.

Le cimetière militaire témoigne des principes de commémorations britanniques : noms gravés sur une stèle ou un monument, uniformité des stèles et absence de toute distinction entre les morts, quels que soient leur grade militaire, leur rang social, ou leur religion. La Croix du Sacrifice, fixée sur une base octogonale, porte sur sa flèche une épée de bronze. Enfin la Pierre du Souvenir porte l'inscription tirée du livre de l'Ecclésiaste, " Leur Nom Vivra à Jamais "(Their Name Liveth For Evermore).



Le Parc Terre-Neuvien de Beaumont-Hamel

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Les tranchées du Parc Terre-neuvien de Beaumont-Hamel.
Vaste terrain de trente-deux hectares acquis par le gouvernement et les femmes de Terre-neuve, le parc de Beaumont-Hamel abrite les monuments écossais et terre-neuvien. Ils évoquent la tragédie du 1er juillet 1916, offensive particulièrement meurtrière de la Somme au cours de laquelle le régiment royal de Terre-Neuve fut décimé en une demi-heure. Sur les 800 soldats engagés, il n'en restait plus que 68, tous les officiers ayant été tués ou blessés.

La visite des champs de batailles préservés ainsi que la vue panoramique depuis la butte du Caribou (emblème de Terre-neuve) permettent de comprendre le système des tranchées. Malgré l'érosion qui a légèrement adouci les formes, on peut observer le réseau complexe des lignes, en zigzag pour éviter les tirs en enfilade, et les multiples trous d'obus.

Un seul arbre, pétrifié, a échappé à la dévastation du lieu : c'est l'arbre du danger, ainsi nommé parce que situé à un point d'observation particulièrement exposé.

Une distance dérisoire de 200 mètres à peine sépare les lignes terre-neuviennes des lignes allemandes, que l'on peut voir derrière l'imposant monument écossais. Celui ci rappelle la mort au son des cornemuses des écossais du 8ème bataillon de la 51ème division des Highlanders.



Le trou de mine de La Boisselle

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La Boisselle, Vue aérienne du "Lochnagar Crater".
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© Yazid Medmoun
Le 1er juillet 1916 à 7 h 30, juste avant l'assaut des troupes alliées, les Britanniques font exploser plusieurs charges sous les tranchées allemandes, résultat d'un patient travail de sape. " Lochnagar Crater ", le seul cratère actuellement visible, témoigne par ses dimensions impressionnantes de la guerre des mines : quatre-vingt mètres de diamètre et vingt mètres de profondeur. Les mineurs gallois auraient utilisé vingt-cinq à trente tonnes d'explosifs, placés grâce à une galerie creusée sous terre. L'explosion projeta, dit-on, de la terre jusqu'à mille mètres de hauteur...

Ce cratère servit ensuite de point d'appui lors de l'attaque du 1er juillet, mais également de refuge pour les nombreux soldats blessés.

Au pied de la grande croix de bois sont déposés en signe d'hommage des coquelicots artificiels, symbole de l'engagement et du sacrifice britannique. Une cérémonie simple et émouvante s'y déroule chaque 1er juillet à 7 h 30, au son des cornemuses.



Albert


Photographie montrant la basilique d'Albert après les bombardements de 1915.
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© Yazid Medmoun. Coll. Historial de la Grande Guerre
Occupée par les Allemands du 29 août au 14 septembre 1914 puis évacuée, cette ville fut l’objet d’incessants bombardements dès la stabilisation du front en octobre.

C’est en janvier 1915 qu’un obus allemand toucha le clocher de la basilique Notre-Dame-de-Brebières. La statue de la Vierge Dorée resta suspendue à l’horizontale ; elle fut dès lors universellement connue sous le nom de « Vierge penchée ».

La relève de l’armée française par l’armée britannique s’effectua en juillet 1915. La ville devint alors un centre d’intenses activités militaires, particulièrement lors de l’offensive sur la Somme (état-majors, cantonnements, dépôts de matériel et de munitions, hôpitaux, convois de troupes et de véhicules...). Albert est restée une ville symbole pour les Britanniques.

Après sa reprise par les Allemands en mars 1918, puis par les Britanniques en août, la ville n’était plus qu’un vaste champ de ruines. Le nombre d’habitants était passé de 7343 en 1914 à ... 120 en janvier 1919 ! La reconstruction donna un style architectural typique des années vingt.

Dans le hall de l’Hôtel de ville, une grande plaque commémorative souligne l’importance que l’État a voulu donner à la reconstruction des régions sinistrées. À l’extérieur, une autre plaque commémore les 175 000 soldats britanniques ayant combattu dans le corps des mitrailleurs.

La grande nécropole française et le carré militaire situés dans le cimetière civil témoignent de la lourde contribution apportée par les régiments bretons engagés dans ce secteur.

Dans les anciens abris, le musée « Somme 1916 » présente des reconstitutions très réalistes de la Guerre des tranchées. ( 03 22 75 16 17. Ouverture du 1er février à mi-décembre.)
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Photographie montrant la basilique d'Albert après les bombardements de 1915.

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