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Le Pont du Gard

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1default Le Pont du Gard le Lun 27 Jan - 13:58

Monia

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Le Pont du Gard, un géant de pierre



Le pont romain le plus haut du monde

Au 1er siècle après JC, « Nemausus » est en plein essor. La ville a besoin de beaucoup d’eau pour les thermes, les bains, les fontaines, l’eau courante dans les maisons et… pour son prestige. Nîmes l’antique décide ainsi de se doter, comme Rome, d’un aqueduc qui va acheminer l’eau des sources de l’Eure près d’Uzès au Castellum nîmois. Ainsi est né le Pont du Gard.

Entre le bleu du ciel et le vert de la garrigue, il se dévoile soudainement au regard du visiteur. Paré de la couleur ocre de ses pierres accentuée par le soleil, l’édifice par son architecture force l’admiration. Le pont du Gard qui culmine à près de 49 mètres résume à lui seul le génie bâtisseur des romains qui construisirent là leur pont le plus élevé.

Il faut arrêter ses pas pour l’observer à distance et l’appréhender dans son ensemble. Adossé à deux versants verdoyants qu’il relie sur 275 mètres, bien ancré à sa base dans la roche brute du Gardon, le pont offre à la vue trois étages d’arches parfaitement alignées sur les deux premiers niveaux. Grâce à cette architecture, le monument ne masque pas le paysage, il le laisse transparaître. A bien y regarder on remarque que les arches sont de tailles inégales, la plus large avec ses 24,5 m enjambe le Gardon qui coule paisiblement mais peut devenir tumultueux quand s’abattent de fortes pluies.
Pillages

Composé de six arches de plus de 21 mètres de haut, le niveau inférieur supporte les onze arches du deuxième étage, et surplombant le tout, se trouve une rangée d’ arches plus étroites et plus basses que les autres. Elles soutiennent le canal recouvert de dalles qui permettait à l’eau de circuler.

A l’origine au nombre de 47, elles ne sont plus que 35 aujourd’hui, les autres ont été détruites vraisemblablement aux alentours du XIIème siècle lors des pillages effectués pour récupérer les pierres qui servirent à l’édification d’autres constructions.

Le parcours de l’ouvrage est sinueux, il évolue sur 50 km dans un paysage de monts et de vallées qui exigèrent de gros travaux de terrassement et de comblement. Un exploit, vue la dénivellation qui sur tout le trajet n’excède pas 12,6 mètres, mais les romains étaient passés maîtres dans l’art de solutionner les problèmes techniques qu’ils pouvaient rencontrer. L’aqueduc ainsi réalisé sera pour sa majeure partie enterré, mais dix-sept ouvrages à ciel ouvert participeront à l’acheminement de l’eau.
Mille ouvriers

Laissons le visiteur poursuivre son chemin et partir à la découverte plus intime de cet imposant ouvrage. Mais conseillons-lui d’avancer doucement, de s’attarder, d’observer. Qu’il n’oublie pas de lever la tête pour découvrir les nombreux signes, dessins ou inscriptions laissés par les compagnons qui ont taillé et assemblé ces énormes blocs de pierres. Ils étaient nombreux ces ouvriers chargés d’édifier un tel monument, près d’un millier sûrement à extraire, transporter et tailler les pierres provenant de la carrière de l’Estel située à quelques centaines de mètres du lieu de construction.

On pense qu’il ne fallut pas plus de 5 ans pour que soit achevé l’édifice mais après, pendant près de 10 ans, il fallut effectuer des réglages et réparer des fuites. L’ouvrage gigantesque n’aura pas une durée d’utilisation à sa mesure.

Au IVe siècle, le manque d’entretien de la conduite où circule l’eau entraine l’apparition de dépôts calcaires qui au fil du temps finissent par endommager grandement le lieu. A partir du VIe siècle, l’aqueduc n’est plus qu’un monument à l’abandon.
Nouvelle jeunesse

Le Moyen Age va lui redonner vie en lui octroyant une nouvelle fonction, il devient un lieu de passage, permettant à tous ceux qui d’Uzès se rendent à la foire de Beaucaire, de franchir le Gardon.

Afin de faciliter la circulation des personnes, des animaux et des charrettes, les piles des arches du deuxième niveau sont échancrées et des rampes d’accès creusées sur chaque versant.

Aujourd’hui, on accède très facilement à ce niveau de circulation et on s’étonne de la largeur de la chaussée mais ce que le visiteur ignore sans doute c’est qu’il ne circule pas sur la partie romaine mais sur le pont qui lui a été accolé. En effet, à la fin du XVIIe siècle, après tant de décennies de dégradations, des travaux sont effectués pour préserver le monument. C’est ainsi qu’en 1743 l’ingénieur Henry Pitot débute la construction du pont routier adossé au monument historique. La véritable restauration du pont avec notamment le colmatage des échancrures faites aux piles, se fera en deux étapes entre 1843 et 1858.

En 1985, le pont du Gard est inscrit au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’Unesco et en 2004 il reçoit le label Grand Site de France. Depuis 2000, grâce à un projet d’aménagement, le Pont du Gard a retrouvé une nouvelle jeunesse...

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